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Historique de l'observatoire
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Au milieu du XIXème siècle, dans ces vallées blotties au pied de
l'Aigoual, de terribles crues et des tonnes de pierres roulées par
les flots emportent et ruinent les filatures et les moulins. Un
cataclysme dont les hommes portent en partie la responsabilité pour
avoir totalement détruit la forêt qui retenait les terres du massif.
Face à ces désastres successifs, le service des reboisements songe
à créer sur la montagne de l'Aigoual un vaste massif protecteur
constitué de forêts domaniales.
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C'est ainsi que Georges FABRE, rêvant de redonner à son pays sa
parure d'antan, lance le projet à partir de 1880, d'une station
expérimentale de météorologie forestière sur l'Aigoual. Il fallut
7 ans, de 1887 à 1893, à raison de 70 jours de travail par an pour
construire l'observatoire, véritable forteresse, aujourd'hui sous
la direction de Météo-France.
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Fonctionnement de l'Observatoire
de 1894 à 1943 |
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Les registres d'observation ont été tenus à partir
du 1er décembre 1894 par le forestier Blanc, premier occupant de l'observatoire,
venant du mont Ventoux.
Dès 1897, le Club Alpin Français fait édifier un refuge en bois au
nord du bâtiment. Les touristes commencent à visiter l'observatoire
: il y en a 1250 en 1898, chiffre respectable si l'on songe que l'on
se rendait au sommet soit à pied, soit en voiture à cheval.
Plus tard, par manque de personnel, l'observatoire ne fut plus ouvert
aux touristes. Mais avec des routes confortables et l'abondance de
voitures particulières leur nombre ne cessa de s'accroître, pour le
panorama grandiose que l'Aigoual donne à voir, encore aujourd'hui.
Par la suite divers projets d'aménagement ou d'agrandissement fleurissent
mais bien peu se réalisent. |
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L'Observatoire de 1943 à 2000 |
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L'observatoire passe sous la direction de la Météorologie
Nationale en mai 1943. L'effectif maximum est atteint en 1947 avec
un chef de station, quatre météos, un cuisinier, une femme de ménage
et une secrétaire à mi-temps, tout le monde vivant au sommet avec
femmes et enfants. L'observatoire est surpeuplé : un petit immeuble
est construit au Vigan et il ne reste plus au sommet qu'un ou deux
observateurs, le cuisinier et le mécanicien. Au fil des ans, les conditions
s'améliorent, bien que l'observatoire soit encore isolé l'hiver (
les chasse-neige ne montent qu'à partir de 1955 ).
Si en 1943, l'utilité des stations de montagne ne fait aucun doute
pour la direction de la Météorologie, avec l'amélioration des radiosondages
et l'apparition de nouveaux moyens de mesure pour explorer l'atmosphère
(satellites et radars), elle s'en désintéresse progressivement ( le
mont Ventoux ferme en 1968 ). L'avenir de l'observatoire est bien
sombre et il faut toute la ténacité du météo restant, Christian Proust,
travaillant seul durant 18 mois et ne ménageant aucun effort pour
sensibiliser les autorités locales afin que l'Aigoual continue à vivre.
Ses efforts ne resteront pas vains puisqu'en 1974, un météo sera affecté,
suivi en 1975 d'un ouvrier, Alfred Puech ; ce dernier, bricoleur génial
est à l'origine de la restauration complète du bâtiment. Il semble
qu'un sursis soit accordé, malgré la fermeture du puy de Dôme en 1982.
En 1981, Christian Proust est remplacé par Jean Boulet, actuel chef
de station. Ce dernier, conscient de l'engouement du public pour la
météo crée avec le personnel en poste une première exposition en 1985.
Depuis, face aux nombreux touristes venant la visiter, l'exposition
s'est étendue et améliorée pour atteindre aujourd'hui plus de 500
m². |
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Exposition musée météo
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Dans ce site extraordinaire par sa beauté et par ses conditions
climatiques extrêmes, les météorologistes vous invitent à découvrir
l'exposition et le musée météorologiques situés dans les locaux
de l'observatoire.
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La première partie de l'exposition présente les activités
de Météo France, l'observation, la prévision et la climatologie.
Les météorologistes en poste expliquent leur travail et répondent
aux questions en utilisant des outils qui permettent au public de
visualiser et de suivre la situation météorologique en temps réel.
De nombreux panneaux explicatifs (schémas et photos) ainsi qu'une
maquette sur le temps relevé quotidiennement par 170 centres internationaux
expliquent les techniques utilisées par les météos de part le monde.
Vous pouvez ainsi voir évoluer les nuages grâce aux images satellite,
découvrir les instruments météorologiques, les cartes, les statistiques
climatologiques ainsi que les différents phénomènes atmosphériques.
La seconde partie est dédiée au mont Aigoual à travers les
saisons. Vous pouvez rêver devant les 800 photographies d'été, d'automne,
d'hiver et de printemps, ainsi que devant le film vidéo ou le diaporama
sur grand écran qui relate les conditions de vie et de travail à
l'observatoire.
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La troisième partie située dans les caves de l'observatoire
concerne l'histoire de l'Aigoual, c'est le musée : il présente les
différents appareils de mesure utilisés de la fin du 19ème siècle
à nos jours ainsi que les registres de données météo effectuées
au début du siècle ; de nombreuses photos liées au reboisement du
massif de l'Aigoual y sont exposées ; la visite se termine par des
maquettes matérialisant en trois dimensions les principales perturbations
atmosphériques ainsi que le cycle de l'eau.
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Horaires d'ouverture |
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Du 1er mai au 30 septembre tous les jours de 10h00
à 13h00 et de 14h00 à 18h00 sauf en juillet et août ouverture
continue de 10h00 à 19h00.
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Hors période estivale |
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sur réservation pour les groupes
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Tarif entrée libre |
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