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Espace découverte > Comprendre la météo > Dossiers thématiques > Cyclones tropicaux

 

 

> Le cyclone tropical : Un monstre d'énergie...
> ... à la trajectoire capricieuse
> La veille cyclonique : Un phénomène dangereux...
> ... sous très haute surveillance
> Pour en savoir plus

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Le cyclone tropical : Un monstre d'énergie...

> Définition
> Classification
> Conditions de formation
> Zones de formation
> Cinq fois Hiroshima par seconde
> Structure de l'ouragan

 

  

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    Définition
     

Cyclone tropical : perturbation tourbillonnaire des latitudes tropicales.

L’Organisation météorologique mondiale a défini trois classes de perturbation tropicale en fonction de la vitesse du vent :

Dépression tropicale : vent inférieur ou égal à force 7 Beaufort (vitesse inférieure à 62 km/h)

Tempête tropicale : vent compris entre force 8 et force 11 Beaufort (vitesse comprise entre 62 et 117 km/h)

Ouragan : vent atteignant force 12 Beaufort (vitesse supérieure à 117 km/h) malheureusement par abus de langage le terme cyclone désigne souvent le phénomène le plus violent : l’ouragan. Dans le Pacifique NW c’est le terme de typhon qui utilisé pour désigner l’ouragan.

 

  

    Classification
     

Les ouragans sont eux-mêmes classés en cinq catégories selon leur intensité.

L’échelle de Saffir-Simpson établit une correspondance entre la pression minimale au centre de l’ouragan, la vitesse du vent et les dégâts engendrés.

Pression et vent au centre de l’ouragan peuvent être :

mesurés directement par des instruments au sol (très rare),
mesurés par des sondes larguées par des avions (parfois)
estimés d’après la forme des nuages apparaissant sur les images
   satellite (cas le plus fréquent).

Échelle Saffir-Simpson :
  

     
Classification CLASSE 1 CLASSE 2 CLASSE 3 CLASSE 4 CLASSE 5
Pression en hPa > à 980 965-979 945-964 920-944 < à 920
Vent en km/h 118-153 154-177 178-209 210-249 > 249
Dégâts causés minimes modérés intenses extrêmes catastrophiques

 

       
   

 

 

 
    Conditions de formation
     

Formation de l’ouragan : deux conditions nécessaires

une condition thermique : température de la mer supérieure à 26 °C sur une épaisseur d’au moins 50 m. La température élevée de l’eau favorise son évaporation d’où l’ouragan tire son énergie. Cette condition fait de l’ouragan un phénomène essentiellement maritime. En pénétrant sur terre, il perd rapidement son énergie.

une condition géographique : être suffisamment loin de l’équateur (cinq degrés de latitude soit 550 km) pour que la force de Coriolis soit non nulle. Cette force, engendrée par la rotation terrestre, imprime une déviation du vent vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud. Elle est nulle à l’équateur. C’est elle qui intervient pour déclencher le mouvement tourbillonnaire initial. En dessous de cinq degrés de latitude, la force de Coriolis est trop faible pour un tel déclenchement.

 

 

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    Les zones de formation
     

On distingue sept zones géographiques affectées par des cyclones tropicaux dans le monde : Atlantique Nord, Pacifique Nord-Ouest, Pacifique Sud, Pacifique Nord-Est, océan Indien Nord, océan Indien Sud-Ouest, océan Indien Sud-Est-Australie. On compte en moyenne 50 ouragans par an dont 70% dans l ’hémisphère Nord. Le Pacifique Nord-Ouest est la région la plus active avec plus de 35% des cyclones tropicaux du globe. C’est d ’ailleurs dans cette région que l ’on observe les phénomènes les plus étendus et les plus violents.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Cinq fois Hiroshima par seconde
     

Les ouragans mettent en jeu des énergies importantes : 2 à 6  1019 joules sont libérées par jour sous forme de chaleur. Une énergie équivalente à celle de cinq bombes nucléaires de type Hiroshima par seconde. Mais ce sont des machines thermiques à faible rendement, seulement 3% du potentiel est transformé en énergie cinétique (vent).

 

 

   
 
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La structure de l’ouragan  
     

La structure générale d’un ouragan est caractérisée par une énorme masse nuageuse pouvant s ’étendre sur un rayon de 500 à 1000 km, organisée en bandes spiralées convergeant en un anneau central compact et étroit. Au cœur de cet anneau se trouve la partie centrale de la perturbation appelée œil de l ’ouragan. Le vent y est faible, la mer énorme et désordonnée, la pression minimale. Cet œil a en général un diamètre de 30 à 50 km. La violence de l’ouragan est maximale dans le « mur » de nuages qui encercle l ’œil. Cette zone très dangereuse peut s ’étendre sur un rayon de 150 km. Elle se caractérise par des nuages à forte extension verticale (les cumulonimbus) dont les sommets atteignent 12 à 15 km d ’altitude, des vents violents soufflant en rafales et des précipitations souvent torrentielles. Au sein des cyclones tropicaux, dans l ’hémisphère Nord les vents tournent dans le sens contraire des aiguilles d ’une montre. Dans l ’hémisphère Sud, ils tournent dans le sens horaire.

 

 

      ...une trajectoire capricieuse
  

Les trajectoires comprennent généralement deux parties:

une trajectoire initiale d’est en ouest dans la zone tropicale;
une intrusion dans les eaux des régions tempérées après
   un changement plus ou moins brutal de direction.

Ces deux mouvements confèrent aux tempêtes tropicales et ouragans une trajectoire globale en forme de parabole plus ou moins marquée selon les bassins océaniques :

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  Atlantique Nord
 
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  Pacifique Nord-ouest  

 

Pacifique Nord-est  
   
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  Pacifique Sud-Ouest
 
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  Mer d ’Oman et le golfe du Bengale  

 

Océan Indien Sud-Ouest  
   
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  Nord de l’Australie

 

Mais en pratique, les trajectoires sont très complexes et peuvent présenter des boucles, des points de rebroussement.  

Exemples de trajectoires atypiques

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Ouragan Lenny 17-19 novembre 1999, Caraïbes, se déplace vers l’est

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      Ouragan Wasa 5-15 décembre 1991, Polynésie, remonte vers le nord en fin de période

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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La veille cyclonique : un phénomène dangereux...  

  

Les phénomènes associés

 


  

L ’ouragan est un des phénomènes météorologiques les plus meurtriers.
    Le vent.
 

 

La vitesse des vents et les changements brutaux de direction peuvent être à l ’origine de dégâts matériels considérables. L ’énergie libérée est proportionnelle au carré de la vitesse du vent. Le vent soufflant en rafales peut aussi créer un effet de percussion et de vibration très destructeur.
    Les précipitations
   

 

Les précipitations sont très variables d ’un ouragan à l ’autre. Elles peuvent être amplifiées par le relief terrestre et par la lenteur de déplacement du système. Les records mondiaux ont été enregistrés à la Réunion, avec 1824 mm en 24 heures, du 15 au 16 mars 1952, et 3854 en cinq jours, du 13 au 18 mars 1952. Le danger des fortes précipitations réside surtout dans les inondations et les glissements de terrain qu ’elles provoquent.

 

    La mer
   

 

 

On peut distinguer deux effets différents :

une houle longue générée par le vent se déplaçant plus rapidement que l’ouragan, elle est parfois observée jusqu ’à 1000 km à l’avant de l’ouragan;

une surélévation anormale du niveau de la mer, connue sous le nom de marée de tempête. Cette marée est de loin le plus meurtrier des phénomènes associés a l ’ouragan (300 000 morts au Bangladesh en 1970 ; 10 000 morts en Inde en 1999).

 

 

... une très haute surveillance
  

L ’organisation de la prévision cyclonique

 

L ’Organisation météorologique mondiale coordonne la veille cyclonique au plan international. Elle a désigné dans chaque bassin océanique un centre météorologique régional spécialisé (CMRS) :

Miami (Atlantique nord et Pacifique nord-est);
Tokyo (Pacifique nord);
New-Delhi (golfe du Bengale et mer d ’Oman);
Fidji (Pacifique sud-ouest);
Saint-Denis-de-la-Réunion (sud-ouest de l’océan Indien).

Ces centres sont chargés de détecter les phénomènes, de prévoir leur évolution et de diffuser des messages à tous les centres météorologiques de la région concernée.

 

La dénomination des phénomènes tropicaux
 

Affecter aux tempêtes tropicales et aux ouragans des noms courts et familiers, faciles à mémoriser, permet de pouvoir communiquer avec des millions de personnes menacées et d ’éviter toute confusion résultant de la présence simultanée d ’autres tempêtes ou ouragans dans la région.

Un prénom est affecté à toute perturbation dans laquelle le vent moyen dépasse le seuil de 63 km/h. Les noms (le plus souvent des prénoms alternativement masculin et féminin) sont donnés à partir de listes alphabétiques préétablies desquelles ont été retirés les noms des ouragans particulièrement dévastateurs.

Le centre de Miami utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le premier ouragan ou tempête de l ’année porte un nom commençant par la lettre A.

Le centre de la Réunion attribue aux tempêtes tropicales ou ouragans des prénoms d ’origine française, malgache ou mauricienne.

Les tempêtes tropicales ou ouragans du nord de l ’océan Indien ne sont pas désignés par un prénom mais un numéro d ’identification suivi d ’une lettre A ou B selon que le phénomène se forme en mer d ’Arabie ou dans le golfe du Bengale.

Ceux du Pacifique Nord-Ouest et le Sud-Est de l ’océan Indien, le Nord de l ’Australie et le Pacifique Sud-Ouest portent un nom pris dans quatre listes sans initialisation annuelle


Tout savoir sur les différentes alertes en Outre-mer

 



 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus
  

Met Mar n°180, septembre 1998 : Tempêtes tropicales et ouragans, Michel Hontarrède et France-Line Galli

Le risque cyclonique en Nouvelle-Calédonie, Luc Maîtrepierre

Les cyclones à la Réunion, Mireille Mayoka

Saison cyclonique 1999-2000: centre cyclonique de la Réunion