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La simulation par des modèles de climat
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Une simulation : pour quoi
faire ? |
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Constatant un réchauffement de la Terre, la communauté scientifique
internationale s'est mobilisée. Le Centre National de Recherches
Météorologiques de Météo-France participe à cet effort.
L'objectif consiste à simuler au mieux l'évolution probable du
réchauffement de l'atmosphère terrestre afin de fournir aux pouvoirs
publics des éléments de décision pour préserver l'avenir des générations
futures (ex. : arrêt de production des CFC…).
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| Les moyens utilisés par Météo-France |
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Météo France a mis au point un modèle de climat
dérivé de son modèle opérationnel de
prévision. Ce modèle utilise la puissance de calcul
d'un calculateur FUJITSU VPP5000 pour simuler les modifications
du climat sur l'ensemble du globe pour les prochaines décennies,
en fonction des concentrations supposées de l'atmosphère
en gaz à effet de serre. Plusieurs équipes de recherche de
Météo-France travaillent sur ce domaine en collaboration étroite
avec de nombreux laboratoires tant français qu'étrangers.
Les modèles de climat actuels ne permettent pas encore de simuler
les variations climatiques à l'échelle de l'Europe ou du bassin
méditerranéen, par exemple. Seules les variations globales sont
utilisables. Les essais de régionalisation représentent un défi
important que Météo-France a décidé de relever.
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Des scénarios pour l'avenir |
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| Divers scénarios d'évolution possibles |
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Plusieurs scénarios de développement industriel, économique et
démographique ont été établis par un groupe d'experts internationaux
en 1990, en se basant sur 4 évolutions possibles des concentrations
de gaz à effet de serre et sur un modèle simple des échanges de
gaz carbonique entre l'atmosphère, l'océan et la biosphère.
Le scénario A correspond à la poursuite au rythme actuel des rejets
de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Les scénarios B, C, D correspondent à diverses restrictions des
rejets futurs.
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Conséquences prévisibles
du réchauffement de l'atmosphère |
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Selon le scénario A, qui représente la solution la plus plausible,
la concentration en gaz carbonique doublerait d'ici l'an 2050, atteignant
690 ppmv (parties par million en volume).
Les résultats des simulations obtenues à partir des différents
modèles de climat (français ou étrangers) montrent une augmentation
de la température moyenne à la surface terrestre de 1,5 à 4ºC ainsi
que des variations du régime des pluies. Ces valeurs moyennes cachent
des disparités importantes selon les régions.
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Face aux incertitudes : action ou attente
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Les incertitudes liées aux
modèles |
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Tous les résultats des simulations obtenues sur l'évolution du
climat futur sont à mettre au conditionnel. En effet, le rôle des
océans et des nuages demeure mal connu ce qui limite l'interprétation
des résultats.
De plus, les divers scénarios d'évolution du taux de rejet de gaz
à effet de serre dans l'atmosphère sont eux-mêmes basés sur une
estimation des futurs besoins en énergie d'une population terrestre
en pleine explosion démographique.
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| Les incertitudes liées aux rétroactions
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Toute élévation de la température atmosphérique entraîne des modifications
de divers autres paramètres qui, en retour, peuvent influer sur
la température de l'air. On distingue 2 types de variations :
des
rétroactions positives :
le réchauffement provoque un surcroît d'évaporation au niveau
des océans. Cette vapeur d'eau supplémentaire tend elle-même à
renforcer l'effet de serre.
des
rétroactions négatives :
une augmentation de la température au sol augmente le rayonnement
infrarouge de la Terre vers l'espace, ce qui limite l'augmentation
de l'effet de serre.
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Attente ou action ?
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La question de l'influence des gaz à effet de serre sur le climat
des prochaines décennies est complexe.
Il n'en reste pas moins vrai qu'au delà des incertitudes, une menace
persiste, laissant à chacun sa responsabilité quand aux mesures
à prendre pour préserver l'avenir de notre planète.
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Effet de serre et éruption
volcanique |
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| Existe-t-il un lien entre ces phénomènes ?
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Les éruptions volcaniques constituent des perturbations naturelles
du système climatique. Lors d'une éruption, des millions de tonnes
d'aérosols divers (poussière, composés soufrés) sont propulsés dans
l'atmosphère (Pinatubo en 1991).
Ces aérosols constituent un écran au rayonnement solaire à l'origine
d'un refroidissement de la surface du sol. Un tel phénomène va donc
limiter le réchauffement dû aux gaz à effet de serre pendant quelques
années.
L'éruption du volcan El Chichon (Mexique 1982) a provoqué un refroidissement
de -0,35ºC de la surface terrestre.
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Effet de serre et ozone : existe-t-il un lien ?
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Effet de serre et trou d'ozone |
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L'ozone est un gaz utile dans la basse stratosphère (vers 20 km
d'altitude) pour filtrer les rayonnements ultraviolets nocifs pour
la vie. On le trouve également dans la basse atmosphère où il représente
un danger pour l'homme. Ce gaz contribue à l'augmentation de l'effet
de serre.
Depuis quelques décennies, la mise en évidence d'un "trou d'ozone"
dans la stratosphère, à la verticale des pôles, inquiète les scientifiques.
L'augmentation de l'effet de serre se traduirait par un refroidissement
de la stratosphère, entraînant :
d'une
part une diminution de la destruction naturelle de l'ozone,
d'autre
part, un surcroît de nuages glacés polaires, qui contribuent à
la destruction de l'ozone.
Il n'est pas possible aujourd'hui de savoir lequel de ces phénomènes
l'emportera.
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Le phénomène "El Niño" |
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"El Niño". Ses origines
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"El Niño" est un phénomène qui apparaît généralement vers l'époque
de Noël le long des côtes sud-américaines du Pacifique. Il se produit
avec plus ou moins d'intensité tous les 3 ou 5 ans. Du fait d'un
déplacement de l'équateur météorologique, les alizés s'inversent
et la température de la mer s'élève de plusieurs degrés. Ce phénomène
s'étend en fait à tout le Pacifique tropical et intéresse tant l'océan
que l'atmosphère.
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"El Niño". Des conséquences
planétaires |
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Le phénomène "El Niño" est une catastrophe pour les pays limitrophes
: faillite de l'industrie de la pêche au Chili en 1972/73 ; plus
de 10 000 morts et 20 milliards de francs de dommages en Amérique
du Sud en 1982/83.
Lors d'une année "El Niño", les zones de formation des cyclones
se déplacent, les cyclones varient en intensité, les centres d'action
(anticyclones et dépressions saisonniers) se décalent. L'ensemble
de la planète est concerné (sécheresse ou inondations). L'équilibre
écologique est bouleversé.
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"El Niño". Un phénomène
encore inexpliqué |
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Les météorologistes du monde entier poursuivent des recherches
sur 2 axes pour expliquer ce phénomène :
simulation
du phénomène par des modèles couplés océan-atmosphère, testés
lors d'expériences scientifiques internationales.
étude
des océans tropicaux et de l'atmosphère du globe mise en œuvre
par l'Organisation Météorologique Mondiale.
Les chercheurs espèrent ainsi prévoir un an à l'avance l'arrivée
de "El Niño" et des catastrophes qui l'accompagnent.
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