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Espace découverte > Comprendre la météo > Situations météo commentées

 

 

> Orages sur les reliefs
> Neige en juillet
> Pluies cévenoles
> Spécial marine
> Les tempêtes de décembre

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Une situation météo ne se reproduit jamais à l'identique. Néanmoins, elle se rapproche toujours plus ou moins d'une situation " type ". C'est dans cet esprit qu'ont été choisies les situations suivantes. Leur étude permet de mieux appréhender la situation du jour et de se familiariser avec des documents (images satellite, cartes de pression, cartes des vents…) disponibles par ailleurs sur ce site.

Pour décrire les situations, nous avons fait appel à :

des images satellite de type " composition colorée " avec superposition des isobares. Ce type d'image permet de distinguer les nuages fins, élevés, ne donnant pas lieu à précipitation (nuages de type cirrus en bleu), les nuages bas de type stratus (en jaune) et les nuages épais de type nimbostratus ou cumulonimbus générateurs de pluie (en blanc).

des cartes de vent issues des modèles de prévision numérique, du même type que les cartes du jour visibles sur ce même site (pages marine) ou diffusées par le serveur de télécopie Navifax ;

d'autres documents selon les besoins tels que cartes d'impacts de foudre, courbes d'évolution des paramètres météo au passage d'un front, cartes de température…

 

 

Orages sur les reliefs
  

 
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    Situation du 2 mai 1999 à 15 h UTC   
   

L'image satellite du 2 mai met en évidence une situation météorologique extrêmement contrastée entre le Nord-Ouest et le reste de la France. De la Bretagne, côte sud exceptée, aux Pays-Bas, une masse de nuages bas de type stratus, apparaissant en jaune sur cette image, apporte un temps gris, brumeux, avec parfois de la bruine et empêche la température de monter en cours de journée. De fait, les températures maximales ne dépassent pas 10 °C au Havre et à Cherbourg et 12 °C à Brest.

Sur ces régions, c'est encore l'hiver alors que sur le reste de la France, le soleil se montre généreux, au moins le matin, avec des températures qui atteignent :

18 °C à Vannes
21 °C à La Rochelle
27 °C à Bordeaux et à Nîmes
25 °C à Marseille
23 °C à Nice et à Bastia.

Mais, revers de la médaille, toutes les régions montagneuses - Pyrénées, Massif Central, Alpes du Sud, Jura, Morvan, Vosges et Forêt Noire - voient se développer en cours de journée d'énormes cumulonimbus. Prenant la forme de boules cotonneuses bien blanches, ils sont facilement reconnaissables sur l'image satellite.

De par son extension verticale considérable, le cumulonimbus peut engendrer tous les phénomènes météorologiques les plus violents : averses de pluie ou de neige, grêle, rafales de vent, trombes en mer, tornades sur terre, et notamment l'orage.

C'est ce que l'on peut constater en superposant à l'image satellite tous les impacts de foudre (décharge électrique entre le nuage et le sol) ayant eu lieu dans les trois heures précédentes. Les impacts apparaissent sous la forme d'un carré dont la couleur varie en fonction de l'heure.

Il y a eu 5 029 impacts au cours des trois heures précédant le passage du satellite, 1 995 au cours de la dernière heure et 974 au cours de la dernière demi-heure.

Les impacts positifs (bas du nuage chargé positivement et surface du sol chargée négativement) sont plus rares que les impacts négatifs (1 pour 20 environ). C'est heureux car les impacts positifs sont en général les plus destructeurs.

Le champ de pression au niveau de la mer, visible en rouge sur la deuxième illustration, explique la situation météorologique. Un anticyclone de valeur au centre supérieure à 1030 hPa, situé au nord-ouest de l'Irlande, dirige un flux de nord à nord-est sur la mer du Nord et la Manche. Les vents apportent donc sur le Nord-Ouest de la France un air frais et humide, qui forme des nuages de type stratus dans les basses couches de l'atmosphère.

En revanche, la moitié sud-est de la France n'est pas affectée par ce flux de nord-est. Elle est sous l'influence d'une masse d'air plus chaud, plus sec, amené par des vents de sud en altitude, engendrés par une lointaine dépression au large de Gibraltar. Cette masse d'air est instable, c'est-à-dire susceptible de former des nuages à fort développement vertical. Cette instabilité vient du fait que la configuration de la pression et du vent à très haute altitude (vers 8 000 ou 10 000 mètres, à la limite de la troposphère) est telle qu'elle favorise les mouvements ascendants. Mais, ici, l'instabilité n'est pas suffisante pour que les cumulonimbus se forment spontanément à tout moment et en tout lieu. Il faut une impulsion initiale supplémentaire pour que l'air s'élève et forme un nuage. Cette impulsion initiale est donnée à la fois par l'ensoleillement (l'air au contact du sol s'échauffe, devient plus léger et s'élève) et par le relief (sous l'effet du vent, l'air s'élève le long des pentes).

C'est pourquoi, les orages se forment principalement sur les reliefs et l'après-midi. En mer, l'absence de relief pourrait laisser croire qu'il n'y a jamais d'orages. C'est vrai qu'ils y sont beaucoup plus rares qu'à terre, surtout au printemps où l'eau est encore froide. Néanmoins, il y en a de plusieurs types. Tout d'abord, les orages formés sur les reliefs ont une vie propre de quelques heures. Sous l'effet des vents d'altitude, les orages peuvent alors déborder en plaine et en mer. Ce type d'orage est fréquent sur la côte méditerranéenne bordée de reliefs. Il arrive aussi que l'instabilité (c'est-à-dire le forçage par les conditions en altitude) soit suffisamment forte pour que les orages se forment au large. Voir à ce propos la situation du 9 mai 2000.

Enfin, les orages dits "frontaux" peuvent se former n'importe où, sur terre, comme loin au large. Dans ce cas, c'est un effet de convergence des vents dans les basses couches, causée par un front, qui donne l'impulsion nécessaire à la formation des cumulonimbus. Ces derniers sont alors alignés à l'avant du front et progressent avec lui.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

  

Neige en juillet

 

 
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  Situation du 10 Juillet 2000 à 12 h UTC
   

Ce lundi 10 juillet, une dépression plutôt creuse pour la saison (moins de 990 hPa au centre) et plutôt basse en latitude, traverse la mer du Nord. La perturbation associée apparaît sur cette image du satellite Meteosat sous la forme d'une bande nuageuse blanche s'étendant du centre de l'Espagne aux Alpes et à l'Allemagne.
Ces nuages sont suffisamment épais pour donner des pluies notamment sur les reliefs. Cette zone pluvieuse progresse vers l'est.

À l'arrière, apparaissent des nuages en forme de taches jaunes. Ce sont des cumulus susceptibles de donner des averses. Le vent, qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de la dépression, est de sud-ouest à ouest sur la France, de nord-ouest sur la Bretagne.

Au cours des heures suivantes, il va progressivement s'orienter au nord-ouest partout, amenant sur la France de l'air de plus en plus froid.

Sur cette image, les lignes bleues représentent la température de l'air à une altitude d'environ 1500 m. À cette altitude, dans les Pyrénées, le Massif central et les Alpes, il fait entre 8 et 12 °C.

Mais deux jours plus tard, le mercredi 12 juillet à 6 h UTC, l'air froid auparavant limité aux Îles britanniques, a envahi la France. L'isotherme 4 °C (toujours à 1500 m d'altitude) atteint les Pyrénées et les Alpes et l'isotherme 2 °C le nord du Massif central (voir carte).

Comme les averses persistent, il n'en faut pas plus pour que la neige fasse son apparition, au-dessus de 1500 m dans le Massif central et dans le Jura, au-dessus de 1700 m en Haute-Savoie et de 1800 m dans les Hautes-Pyrénées. Les grands cols des Alpes (Iseran, Galibier) doivent être fermés à la circulation. Des chutes de neige à moins de 2000 mètres dans les Alpes, en juillet, est un événement rare mais pas exceptionnel. Il se produit deux ou trois fois en 10 ans. En revanche, voir la neige tomber assez bas pour que les sommets du Massif central se couvrent de blanc est un peu plus rare : deux ou trois fois tous les 20 ans.

 

 

 

Pluies cévenoles
  

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    Situation du 29 septembre 2000
 


  

Une lointaine dépression en mer d'Irlande maintient un " flux de sud " sur l'ensemble de la France.En Méditerranée, le vent est d'est 25 nœuds sur la côte varoise, de sud-est 15 à 20 nœuds sur les côtes de Camargue et de Languedoc.

Sous l'effet de ces vents convergeant, de l'air chaud (c'est la fin de l'été, la température de la mer est encore élevée) s'engouffre dans la vallée du Rhône et s'élève le long des reliefs exposés au sud (Cévennes…).

Par ailleurs, en altitude, la circulation générale des vents a isolé une masse d'air froid en provenance du nord.

Ainsi, tout concourt à la fabrication de puissants orages sur le sud-est du Massif Central : une masse d'air froid surmontant une masse d'air chaud et humide, des vents qui convergent et qui, butant sur le relief des Cévennes, favorisent l'ascendance de l'air.

C'est ce que met en évidence l'image radar ci-contre, composée à partir des informations fournies par les 15 radars de Météo-France. Sur cette image, la couleur varie selon l'intensité des précipitations rencontrées par l'onde radar. Les Cévennes et les monts du Vivarais sont affectés par un chapelet de points jaunes correspondant à des précipitations supérieures à 60 millimètres par heure.

En général, une cellule orageuse ne dure pas plus d'une heure ce qui limite la quantité d'eau tombée. Mais dans certaines situations, il arrive que le nuage se reforme constamment pratiquement sur place. Les cumuls de précipitation sont alors très importants : plusieurs centaines de millimètres en vingt-quatre heures (à titre de comparaison, il tombe en moyenne 650 millimètres de pluie par an en région parisienne).

Lorsqu'un tel événement est localisé sur un bassin versant qui concentre fortement le ruissellement, il peut entraîner des crues catastrophiques, comme celles, entre autres, survenues :

à Nîmes le 3 octobre 1988 (400 mm de précipitations en 6 heures)
à Vaison-La-Romaine le 22 septembre 1992 (300 mm de précipitations durant l'épisode, dont 150 mm en moins de 2 heures)
à Puisserguier le 28 janvier 1996 1992 (300 mm en quelques heures)
dans l'Aude les 12 et 13 novembre 1999, où plus de 400 mm ont été recueillis en 36 heures sur 4 départements, avec une pointe supérieure à 600 mm dans les Corbières.

Entre 1958 et 1999, on a recensé 142 épisodes donnant lieu à des précipitations supérieures à 190 mm en 24 heures sur l'arc méditerranéen et 33 sur la Corse. Ces épisodes de pluies intenses surviennent principalement au début de l'automne, quand la mer est encore suffisamment chaude : 55 % des cas se sont produits entre le 15 septembre et le 15 novembre.

 

 

  

Les tempêtes de décembre

> Une situation météorologique exceptionnelle
> Aspect climatologique
> Origine et mécanisme des tempêtes
> Animations satellitales

 

 
 

 

  Les 2 ouragans qui ont traversé la France du 26 au 28 décembre 1999
  
Une situation météorologique exceptionnelle
  
  L'ouragan du dimanche 26 décembre.
   

Des vents d'une violence exceptionnelle ont accompagné la très profonde dépression (960 hPa à 7 h 00 aux environs de Rouen) qui a traversé de part en part et très rapidement le nord du pays dimanche matin 26 décembre 1999. La trajectoire de cette dépression suit d’ouest en est une ligne approximative le long du 49e parallèle. Cette dépression qui touche le Finistère le 26 décembre vers 2 h locales se situe sur Strasbourg aux environs de 11 h, elle s'est donc déplacée à environ 100 km/h.

La zone de vents les plus violents ont balayé une bande d’une largueur de 150 km environ à proximité immédiate de la dépression, tout le long de cette trajectoire, côté sud, sur un axe pointe de Bretagne — sud de la Normandie — Ile-de-France — Champagne-Ardennes — Lorraine — Alsace puis Allemagne.

Outre les vents exceptionnellement fort mesurés dans l'intérieur des terres, cet ouragan est exceptionnel par le creusement de la dépression qui s'est accentué sur terre, en raison probablement d'une interaction forte avec les courants jets d'altitude qui étaient proches de 400 km/h à 9000 m d'altitude.

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  L'ouragan de la nuit du lundi 27 décembre au mardi 28 décembre.
   

Cette deuxième dépression (très profonde), se déplaçant aussi à une vitesse proche de 100 km/h, a traversé le pays de l'après-midi du lundi 27 décembre à la nuit de lundi 27 à mardi 28 décembre. Elle s'est creusée en matinée du lundi 27 au large de la Bretagne, a atteint en son centre 965 hPa en rentrant sur la pointe sud de la Bretagne vers 16 h locales. La trajectoire a suivi une ligne : Nantes vers 19 h locales, puis Romorantin vers 22 h locales, Dijon vers 1 h du matin le mardi 28, Alsace vers 4 h du matin. La dépression s’est ensuite évacuée vers l’est.

Des vents exceptionnellement violents ont accompagné cette dépression, avec des forces maximales sur sa partie ouest et sud. Les régions les plus touchées ont été d'abord le sud de la Bretagne et les côtes Atlantiques dans l’après-midi, puis toutes les zones situées au sud d’une ligne La Rochelle — Mâcon, y compris la côte méditerranéenne, en particulier varoise, et la Corse où le vent continuait à souffler en tempête le matin du mardi 28. Sur la Corse, des vagues très fortes touchent la face occidentale.

Au nord de la dépression, dans le courant froid orienté au Nord et dès l’après-midi du 27, des chutes de neige tenant au sol, se sont produites sur le nord de la Bretagne et la Normandie. Dans le courant de la nuit, des chutes de neige éparses et fugaces ont touché l’ouest et le sud de la région parisienne mais elles ont été plus importantes sur le Nord-Est du pays, le plateau Lorrain, les Vosges et jusqu’en plaine sur le Genevois. Sur le nord des Alpes, on prévoit des risques d’avalanche.

Pour la journée du 28, l’accalmie se confirme par l’ouest avec maintien d’un temps instable avec de nombreuses averses, sans gravité particulière.


  

 

Météo-France a bien prévu ces deux événements.

   

Prévision de l'ouragan du dimanche 26 décembre.
L'annonce 24 h à l'avance de la tempête du 26 décembre a été possible grâce à la pertinence du modèle numérique de Météo-France qui a parfaitement identifié la dépression en cause et grâce à l'expertise des prévisionnistes. En effet, ils ont détecté de surcroît des variations exceptionnelles de température et de pression aussi bien au voisinage du sol qu'en haute altitude (8 000 m) et ont pu confirmer la réalité de ces phénomènes par l'examen des observations disponibles. Une première analyse suggère que c'est la mise en phase d'une perturbation de très haute altitude et d'une perturbation de surface qui a causé la violence extrême des vents. Ce travail d'expertise renforçait les prévisions du modèle et justifiait les avis de tempête émis.

En conséquence des Bulletins Régionaux d'Alerte Météorologiques ont été diffusés aux services compétents au horaires suivant le samedi 25 décembre :

Région Nord à 10 h 46
Région Ile-de-France - Centre à 11 h 04
Région Nord-Est à 12 h 00
Région Ouest à 12 h 07.

A échéance de 24 h ces messages annonçaient des forces de vent extrêmes se situant dans une fourchette de 90 à 130 km/h à l'intérieur des terres et de 150 km/H sur les côtes, constituant ainsi à l'évidence un phénomène prévu d'une ampleur et d'une intensité exceptionnelles susceptible d'avoir des conséquences très graves en matière de sécurité.

Durant l'ouragan, les prévisionnistes de Météo-France à tous niveaux ont travaillé en contact étroit avec les services de la sécurité civile.

Prévision de l'ouragan de la nuit du 27 au 28 décembre.
Ce nouvel épisode a aussi mis en évidence les capacités de Météo-France. Le message d’alarme émis le lundi 27 décembre à 9 h 03 relayé selon la procédure usuelle par les bulletins régionaux d'alerte météorologiques indique :

Une nouvelle dépression se creuse actuellement sur le proche Atlantique et abordera le golfe de Gascogne en fin d'après-midi. Elle se décalera rapidement dans la nuit vers l'est en longeant le 45eme déplaçant la tempête des côtes atlantiques vers la Méditerranée. Le vent d'abord au secteur ouest tournera rapidement au nord-ouest et c'est à ce moment qu'il sera le plus fort.
Des rafales entre 100 et 130 km/h sont attendues sur l'ensemble des régions concernées par l'Alarme. Des pointes jusqu'à 150 km/h sont même possibles par endroits. Les vents moyens seront également soutenus entre 60 et 80 km/h, même à l'intérieur des terres.

Dans le courant de la journée des informations complémentaires ont été fournies concernant l’extension vers le nord d’un épisode neigeux associé. Comme lors de l’ouragan de la veille les services de Météo-France sont restés en contact étroit avec la sécurité civile.
    

 

Aspect climatologique
  
  L'ouragan du dimanche 26 décembre.
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Quelques valeurs de rafales de vents mesurées :

Ploumanach : 148 km/h
Ile de Groix : 162 km/h
Rennes : 126 km/h
Nantes : 126 km/h
Alençon : 166 km/h
Rouen : 140 km/h
Chartres : 144 km/h
Paris/Montsouris : 169 km/h
Orly : 173 km/h
Troyes : 148 km/h
Dijon : 126 km/h
Metz : 155 km/h
Nancy : 144 km/h
Colmar : 165 km/h
Strasbourg : 144 km/h

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Comparaison avec les tempêtes de 1987 et 1990    


    

  L'ouragan de la nuit du lundi 27 décembre au mardi 28 décembre.
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Quelques valeurs de rafales de vent observées durant la journée du 27 et la nuit du 27 au 28 :

Pointe-du-Raz : 162 km/h
Ile d’Yeu : 162 km/h
Ile d’Oléron : 198 km/h (à confirmer)
La Rochelle : 151 km/h
Biscarosse : 166 km/h
Cap Ferret : 173 km/h
Bordeaux : 144 km/h
Pau, Tarbes : 137 km/h
Limoges : 148 km/h
Aurillac : 137 km/h
Perpignan : 140 km/h
Clermont-Ferrand : 159 km/h
Mâcon : 126 km/h

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Comparaison avec les tempêtes de 1976,90 et 1996    


  

  Des tempêtes encore présentes dans les mémoires.
   

Les 15 et 16 octobre 1987, une tempête avait affecté la Bretagne, la Normandie et le Nord ainsi que le sud de la Grande Bretagne avec des rafales maximales mesurées dépassant les 180 km/h. En 1990, une série de plusieurs tempêtes exceptionnelles par leur répétition et dans une moindre mesure par leur intensité avait affecté la France de fin janvier à début février. Les mesures alors effectuées furent :

  1987 1990
Ouessant 176 km/h 162 km/h
Brest 148 km/h 140 km/h
Bréhat 172 km/h 151 km/h
Belle-Ile 162 km/h 162 km/h
Rennes 137 km/h 127 km/h
La Hague 143 km/h 165 km/h
Caen 140 km/h 130 km/h
Abbeville 119 km/h 151 km/h
Paris 115 km/h 129 km/h

D'autres tempêtes ont atteint la France dans le passé, par exemple les 10 -12 janvier 1978, 6 juillet 1969, 12 mars 1967, 7 août 1948, 4-6 décembre 1896. Néanmoins, on peut affirmer que les deux ouragans que la France vient de subir sont exceptionnels par leur intensité par le territoire concerné par des rafales supérieures à 120 km/h et par la gravité et l'ampleur des conséquences.
    

  Animations satellitales
    Animation satellitale du 24 au 29/12/99 (GIF petite taille 1.4 Mo)
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