LEXIQUE
DE METEOROLOGIE
POUR
LES VELIVOLES ET LES LIBERISTES.
Ce lexique est destiné à faciliter la compréhension entre
météorologistes et usagers, ainsi qu’à harmoniser la signification de certains
termes entre météorologistes.
Les définitions des termes météorologiques qui suivent s’inspirent
des textes officiels mais en les simplifiant et en signalant le sens le plus
courant employé en vol à voile et en vol libre.
Les définitions des mots isobare, isohypse, ligne de courant et
troposphère apparaissent dans ce lexique car ils sont employés dans d’autres
définitions, mais ces termes ne sont pas à utiliser dans les bulletins
aérologiques.
Advection : déplacement horizontal
d’une masse d’air ou d’une grandeur météorologique ( par exemple :
advection d’humidité par une brise de mer ).
Anticyclone : zone
où la pression atmosphérique est plus forte qu’aux alentours, déterminée sur
une carte météo par un système d’isobares fermées dont la valeur est croissante
vers le centre. Ce centre est alors indiqué par un « A ».
Remarque: au sein de Météo-France, il est d’usage d’employer les
termes Anticyclone et Dépression lorsque l’on décrit le champ de pression en
surface ( pression ramenée au niveau de la mer ). Par contre, pour la
description du champ de pression en altitude, les météorologistes préfèrent
généralement utiliser les termes « Hautes valeurs » et « Basses
valeurs » ( « valeurs » se référant alors aux altitudes de
la surface de pression considérée ), car les cartes météo d’analyse et de
prévision comportent non pas des lignes isobares mais des lignes isohypses
( lignes d’égale altitude d’une pression donnée ).
En raison des relations qui relient étroitement pression et
altitude, et pour simplifier la terminologie à l’égard des usagers, il est en
fin de compte préférable d’employer les termes « Hautes pressions »
et « Basses pressions » pour décrire le champ de pression en
altitude, et d’utiliser « Anticyclone » et « Dépression »
uniquement pour le champ de pression en surface.
Anticyclonique ( conditions ) :
type de temps associé à un anticyclone,
généralement bien ensoleillé ( du moins en été ), sec et avec un faible
vent météo, laissant prédominer les brises thermiques.
Basculement : parfois utilisé pour
désigner le passage de l’axe d’une dorsale ( le
plus souvent d’Ouest en Est ), ou bien son changement d’orientation
( pivotement autour du centre des Hautes pressions ).
Base ( d’un nuage ) : désigne la partie la plus basse d’un nuage ou d’une couche
nuageuse. Dans le contexte d’un bulletin aérologique, il est préférable de
donner l’altitude ( par rapport au niveau de la mer ) de la base des
nuages ( notamment des Cumulus ) et non pas leur hauteur/sol, ceci
pour éviter toute confusion dans les zones montagneuses.
Basses
pressions : zone où la pression est plus faible qu’aux alentours,
déterminée sur une carte météo par un système d’isobares fermées dont la valeur
est décroissante vers le centre ( Symbole B sur une carte météo française
( ou L comme Low en Anglais )).
Brise
de mer :
vent local venant de la mer, provoqué par
l’échauffement plus rapide du continent par rapport à la mer sous l’effet du
rayonnement solaire.
Brise de mer
( front de ) : limite
entre air maritime ( transporté par la brise de mer ) et air
continental, s’accompagnant souvent d’un alignement de Cumulus, voire de
Cumulonimbus ( ligne de confluence ).
Brise
( thermique ) : vent local généré par une
différence de température entre le bas et le haut d’une vallée ou d’une pente,
ou bien entre deux régions s’échauffant de manière différente.
Cisaillement ( de vent ) : variation spatiale très marquée de direction et/ou vitesse
du vent générant de la turbulence. Dans un bulletin aérologique, ce terme est
généralement employé pour désigner une couche de rotation très rapide de la
direction du vent suivant la verticale, presque toujours associée à une
variation de la vitesse du vent. Un cisaillement est généralement associé à une
couche d’inversion de température ( le vent s’accélère et change de
direction au niveau de l’inversion ). Lorsque seule la vitesse du vent
change, notamment au voisinage du sol, le terme de « gradient de
vent » est souvent préféré par les libéristes... par contre les pilotes
d’avion et de planeurs emploient plus volontiers le terme de
« cisaillement par frottement ».
Col ( barométrique )
: zone située entre deux anticyclones et deux dépressions, dans laquelle les
vents sont généralement faibles et de direction mal définie.
Confluence : en météo, désigne un resserrement des lignes de courant dans
le sens du flux. Dans les basses couches de l’atmosphère, une confluence génère
une lente ascendance de l’air. Dans un contexte aérologique, une confluence désigne la zone de rencontre de deux
vents ( vent général et/ou brise ),
et sous-entend qu’une zone d’ascendance ( ou de renforcement des
ascendances ) se produit sous l’effet de cette confluence.
Continentale ( masse d’air ) :
masse d’air dont la caractéristique principale
est la relative sécheresse ( en opposition avec une masse d’air
maritime ), acquise au cours d’un séjour prolongé sur un continent.
Convection : phénomène de transfert de
chaleur des basses couches de l’atmosphère vers les couches supérieures grâce
aux ascendances thermiques.
Convective ( couche ou
tranche ) : couche d’atmosphère dans laquelle la convection partant de la surface du sol peut se développer.
Dépression : zone de basse pression,
en surface et/ou en altitude, souvent associée à une perturbation et à du vent plus ou moins fort. Symbole D ou L sur les
cartes météo.
Dorsale :
axe ( ou « crête » ) de hautes pressions, prolongeant un
Anticyclone ou des Hautes pressions. Une dorsale est presque toujours une zone
où l’atmosphère est stable, en raison de la présence d’une inversion de
température. Dans l’axe d’une dorsale, le vent est généralement faible. Sur la
face orientale de la plupart des dorsales observées en France, la direction du
vent est généralement de Nord puis Nord-Ouest. Sur leur face occidentale, il
souffle généralement de Sud-Ouest à Sud.
Etalements : nuages, ou plus souvent
couche de nuages, de type Stratocumulus ou Altocumulus, provenant de
l’étalement des Cumulus ( généralement de leur sommet ) sous une
couche d’inversion lorsque l’air est assez humide.
Les étalements réduisent l’ensoleillement et freinent ou arrêtent temporairement
la convection. En fin de journée, ils peuvent provoquer la fin de convection.
Flux : désigne le vent en altitude à très grande
échelle ( surtout utilisé pour le niveau 500hPa, la direction du flux
indiquant la direction d’où vient le vent ).
Foehn ( effet de ) :
Phénomène de réchauffement et d’assèchement de l’air sous le vent d’une
barrière montagneuse, lorsque des précipitations se produisent « au
vent » du relief. Par exemple, en Alsace, l’effet de Foehn maintient souvent un temps ensoleillé à l’Est des Vosges
lorsqu’une perturbation atlantique circule avec un vent d’Ouest.
Foehn ( vent de ) : Vent chaud, sec et très
rafaleux, soufflant sous le vent d’un relief où se produit un puissant
« effet de foehn ». Sur les Alpes frontalières avec l’Italie, c’est
un vent venant de Sud à Est. Sur la chaîne pyrénéenne, c’est un vent de
Sud-Ouest à Sud.
Front : limite entre deux masses d’air ayant des températures
différentes. Les fronts tracés sur les cartes météo en surface sont les lignes
d’intersection des « surfaces frontales » avec le sol.
Un front est d’autant plus actif que les masses d’air sont animées
d’un mouvement de rapprochement l’une vers l’autre.
Front
chaud : limite entre l’air froid antérieur et l’air chaud d’une
perturbation ( du front polaire ), généralement accompagnée d’une
vaste zone nuageuse et de précipitations.
Front
froid : limite entre l’air chaud et l’air froid postérieur d’une
perturbation, généralement accompagnée d’une vaste bande nuageuse et de
précipitations assez fortes.
Frontolyse : désagrégation d’un front
d’une perturbation en fin de vie. L’inverse ( la
formation d’un front ) s’appelle la frontogénèse.
Gradient ( de pression ) :
taux de variation de la pression entre deux points. Le
gradient horizontal de pression se calcule en divisant la différence de
pression mesurée à un instant donné entre deux
points de l’atmosphère par la distance les séparant. Plus le gradient est fort,
plus le vent est fort.
Gradient ( de vent ) : zone de rapide variation spatiale de la vitesse du vent.
Le gradient de vent près du sol ( forte diminution de la
vitesse du vent dans les derniers mètres au-dessus du sol ) que l’on peut
constater dans certaines conditions météo ( notamment le matin, ainsi
qu’en hiver, lorsqu’une couche d’air froid stagne près du sol ), peut
générer des turbulences et/ou occasionner un décrochage des aéronefs.
Grain : accroissement soudain et
très important du vent d’une durée de l’ordre de plusieurs minutes. Souvent
accompagné d’averses ou d’orages.
Hautes
pressions :
zone de pression relativement plus élevée qu’aux alentours ( symbole H sur
les cartes météo en altitude ), déterminée par
un système d’isohypses fermées dont la valeur est croissante vers le centre.
hPa ( hectopascal )
: multiple de l’unité de mesure de la pression du système international: 1hPa
est équivalent à 1mb ( le millibar, mb, étant l’unité employée précédemment en
météo pour mesurer la pression atmosphérique ).
Instable :
état d’une masse d’air ou d’une tranche d’atmosphère dans laquelle les mouvements
verticaux ( notamment la convection ) vont en s’amplifiant. Une
atmosphère instable ( dans toute l’épaisseur de la troposphère )
donne généralement naissance à des Cumulonimbus orageux ( à condition que
l’humidité de la masse d’air soit suffisante pour qu’il y ait condensation de
la vapeur d’eau en nuage ).
Dans certains bulletins aérologiques fins, dans la partie
décrivant le sondage effectué par avion ou ballon, certaines couches
d’atmosphère peuvent être qualifiées d’instables pour signifier que les ascendances
convectives peuvent y gagner de l’altitude assez facilement, mais ce n’est pas
forcément signe d’évolution orageuse.
Attention, un « temps instable » peut aussi signifier un
temps perturbé, ou peut également désigner un temps de « traîne »,
notamment dans les bulletins météo télévisés.
Inversion : couche
dans laquelle la température croît lorsque l’altitude augmente, ce qui est
l’inverse de ce qui se produit généralement dans la troposphère.
Une inversion se comporte comme une couche de freinage ou de
blocage de la convection à ce niveau.
Inversion
de subsidence
: couche d’inversion généralement très marquée,
provoquée par la subsidence ( affaissement ) de l’air dans des Hautes
pressions, ceci jusqu’à une altitude variable, pouvant s’abaisser jusque vers
1000 ou 1500m / sol. Au-dessous de cette altitude, l’air ne descend plus mais
s’échappe latéralement, et donc ne se réchauffe pas par compression.
Inversion
nocturne
( ou de rayonnement ) : couche délimitant
l’air refroidi près du sol ( lors des nuits claires ) et l’air de
plus haute altitude non refroidi. Il faut en général plusieurs heures de
réchauffement du sol par le rayonnement solaire pour que la convection puisse
franchir cette couche d’inversion et gagne des altitudes plus importantes: on
dit alors que la couche d’inversion nocturne est résorbée ( pour une
température de xx degrés ).
Isobare : ligne reliant les points
où la pression est la même ( généralement au niveau de la mer ).
Isohypse : ligne reliant les points
d’égale altitude à laquelle se mesure une pression donnée. Les lignes tracées sur les cartes météo en altitude sont
des isohypses, représentant la topographie des surfaces de pression 850, 700,
500hPa... exactement comme des courbes de niveau sur une carte géographique.
Correspondance pression/altitude en atmosphère standard pour
quelques niveaux usuels:
850hPa se mesure en moyenne à une altitude de 1500m
( précisément 1457m, soit 4 781ft ).
700hPa se mesure en moyenne à une altitude de 3000m ( 3013m,
soit 9 882ft ).
500hPa: se mesure en moyenne à une altitude de 5500m ( 5574m,
soit 18 289ft ).
Lignes de courant : lignes décrivant la trajectoire des
particules d’air entraînées par le vent, ceci à un niveau donné.
Marais ( barométrique )
: vaste zone dans laquelle la pression atmosphérique
varie très peu ( quelques hPa au maximum ) et de manière plus ou
moins désordonnée. Synonyme de zone à très faible gradient, donc sans vent
météo, et dans laquelle les brises peuvent souffler librement ( régime de
brises ).
Masse
d’air : vaste volume d’air dans lequel l’atmosphère possède des
caractéristiques assez homogènes de température, humidité et stabilité, cela
sur de grandes épaisseurs.
Méridien ( flux ) : flux
de secteur Nord ou Sud.
Nébulosité : Fraction
de la voûte céleste occultée par les nuages.
Cette quantité de nuages présents dans le ciel est donnée soit
séparément pour chaque genre de nuages ( nébulosité partielle ), soit
pour l’ensemble des nuages présents ( nébulosité totale ). On exprime
généralement la nébulosité en octas. En météo aéronautique, on utilise
également les termes suivants:
few ( peu nuageux ): 1 à 2 octas.
sct ( scatered = nuages épars ): 3 à 4 octas.
bkn ( broken = morcelé ): 5 à 7 octas.
ovc ( overcast= ciel couvert ): 8 octas.
Noeud ( abréviation kt, knot )
: unité de mesure de vitesse du vent.
1
kt = 1,852km/h.
Pour des vitesses inférieures à 40km/h, on peut utiliser
l’approximation suivante:
1m/s =
2kt = 4km/h.
Nuages : En fonction de leur apparence et de leur altitude, ces
volumes d’air chargés de gouttelettes d’eau et/ou de cristaux de glace ont été
classés en dix genres ( Cf « reconnaître les nuages ) dont voici
les noms et abréviations:
Cirrus ( Ci ) Cirrocumulus ( Cc ) Cirrostratus
( Cs ) Altocumulus ( Ac ) Altostratus ( As ) Nimbostratus
( Ns ) Stratocumulus
( Sc ) Stratus ( St ) Cumulus ( Cu ),
( pouvant être qualifiés, par taille croissante, de fractus, humilis,
médiocris ou congestus, abrégé en Cu fra, Cu hum, Cu med, Cu con ) Cumulonimbus
( Cb )
Occlusion : zone nuageuse et
pluvieuse caractérisée par le rejet en altitude de l’air chaud d’une
perturbation. Cette limite de masses d’air résulte de
la jonction du front chaud et du front froid d’une même perturbation
( front chaud rattrapé par le front froid ), ce qui donne naissance à
une zone nuageuse et à des précipitations, assez intenses près du centre de la
dépression associée, et de moins en moins marquées dans la partie la plus
éloignée.
Océanique ( masse d’air ) :
masse d’air dont la caractéristique principale est d’être relativement humide,
au moins dans les basses couches. On peut également l’appeler masse d’air
maritime.
Octas : fraction du ciel
( divisé en 8 ) occultée par les
nuages d’un genre donné ou par tous les nuages présents. S’exprime en huitièmes
de ciel couvert.
Ondes ( de ressaut ) :
ondulations de l’atmosphère se produisant sous le vent d’une barrière
montagneuse lorsqu’un vent fort est obligé de la franchir.
Ondulant ( front ) : front
( généralement froid ) dont la trace au sol présente des ondulations
dans le sens de sa longueur, ce qui correspond à des zones de plus forte
activité pluvieuse. Ces réactivations locales se produisent souvent lorsque le
front s’étire dans le sens d’un rapide flux d’altitude ( jet stream ) et
se déplace pratiquement dans la même direction.
Perturbation ( atlantique,
méditerranéenne ) : zone nuageuse et généralement pluvieuse ( ou
neigeuse ), associée à une dépression ainsi qu’à une langue d’air chaud
prise « en tenaille » entre deux masses d’air froides.
Point
de Rosée
( Température du point de rosée ) ; abréviation: Td ( en
anglais, Temperature of dew point ) : température
à laquelle il faut refroidir, à pression constante, une particule d’air pour
qu’elle soit juste saturée en vapeur d’eau.
Polaire ( masse d’air ) :
masse d’air globalement froide, devenant généralement instable et brassée par de nombreux mouvements de convection
lorsqu’elle se déplace vers des régions plus méridionales ( donc
généralement plus douces ).
QNH : pression
atmosphérique ramenée par calcul au niveau de la mer dans les conditions de
l’atmosphère standard.
Retour
d’Est :
situation météorologique dans laquelle une perturbation atlantique
« revient » par l’Est après avoir préalablement traversé la France
d’Ouest en Est. Cela se produit lorsqu’une dépression se creuse sur la
Méditerranée ( vers la Sardaigne ): la
perturbation déverse alors de fortes précipitations sur le Sud-Est de la France
et les massifs frontaliers avec l’Italie. Si la dépression se déplace ensuite
vers le Nord-Nord-Est en direction de l’Allemagne, le retour d’Est peut
concerner une bonne partie de la France.
Saturé : air contenant le maximum
de vapeur d’eau possible compte tenu de sa température et de sa pression.
Secteur
chaud :
zone située entre un front chaud et un front froid, généralement humide, brumeuse et accompagnée de bruine près de la
dépression, mais pouvant aussi être assez ensoleillée dans sa partie la plus
méridionale.
Secondaire ( front froid ) :
petit front froid se formant dans la « traîne », lorsqu’une masse
d’air encore plus froide que l’air froid postérieur
au front froid principal arrive par le Nord-Ouest. Un front froid secondaire se
présente souvent sous la forme d’une « ligne de grain »
( alignement de Cumulonimbus accompagnés de fortes averses et de rafales
de vent ).
Subsidence : affaissement de l’air
dans les zones de hautes pressions ( mouvements
descendants de l’ordre de quelques cm/s ). Cela favorise un réchauffement
et un assèchement de l’air au-dessus de la couche d’inversion, dite « de
subsidence », située à une altitude comprise entre 3000 et 1000/1500m en
moyenne. Au-dessous, l’air ne s’affaisse pas mais s’échappe latéralement. La
subsidence est synonyme de stabilité de l’air.
Stable : état
d’une masse d’air ou d’une tranche d’atmosphère dans laquelle les mouvements
verticaux ( notamment convectifs ) ont tendance à s’affaiblir ou
s’arrêter. Une couche d’inversion de température est une couche d’air très
stable, et n’est donc pas favorable au développement des ascendances
thermiques. Par contre, la présence d’une couche stable au-dessus d’une
certaine altitude est bénéfique car elle peut éviter le surdéveloppement des
nuages convectifs en Cumulonimbus.
Attention, un temps « stable » désigne un temps sans
changement, plutôt beau ( en été ) et est synonyme de conditions
anticycloniques.
Thalweg : axe ( ou « vallée » ) de basses pressions,
prolongeant généralement une dépression. Un thalweg est le siège d’un lent
soulèvement de l’air, favorisant l’instabilité de l’atmosphère et les
formations nuageuses. La direction du vent change de part et d’autre de l’axe
d’un thalweg ( généralement Sud à Sud-Ouest sur sa face orientale, et
Nord-Ouest à Nord sur sa face occidentale ).
Thermique
pur :
ascendance thermique non matérialisée par un Cumulus ( en
raison d’une trop faible humidité de la masse d’air. Les libéristes l’appellent
parfois « thermique bleu », ce qui est une traduction littérale de
l’appellation anglaise « blue thermal ».
Tranche
convective
: couche d’atmosphère dans laquelle la convection peut se développer.
Traîne : zone
située à l’arrière d’un front froid. La masse d’air y est généralement froide
bien qu’en cours de réchauffement plus ou moins rapide par la base. C’est une
zone favorable au vol à voile à condition qu’elle ne soit pas trop active ni
chargée.
Une traîne active est une masse d’air instable dans laquelle de
nombreux Cumulonimbus se forment spontanément et donnent lieu à des averses.
Une traîne chargée est une masse d’air froide et humide, dans
laquelle les nuages convectifs sont très nombreux et réduisent l’ensoleillement.
Tropicale ( masse d’air ) :
masse d’air globalement chaude et généralement humide.
Tropopause : limite supérieure de la
troposphère. La tropopause bloque radicalement
tous les Cumulonimbus à son niveau.
Troposphère : couche de l’atmosphère,
située entre le sol et 11km d’altitude en moyenne à nos latitudes, dans
laquelle la température décroît généralement avec l’altitude. C’est dans cette
couche que se forment la quasi totalité des nuages.
UTC : temps universel
coordonné. L’heure légale française est en avance d’une heure en hiver et de
deux heures en été par rapport à ce temps UTC.
Vent
en surface
: vent moyen à 10m au-dessus du sol.
Vent général : vent calculé en fonction du « gradient de
pression » existant entre deux zones, ne prenant pas en compte tous les
effets locaux provoqués par le relief ( déflections, contournement,
brises, etc... ). Les météos le qualifient également de
vent« synoptique », ou « géostrophique », ou « du
gradient » ( corrigé des effets de courbure du flux ). Les
libéristes l’appellent plus volontiers le « vent météo », pour bien
le différencier des brises thermiques.
Zonal ( pour un flux ) : flux d’altitude de secteur Ouest ou Est ( dans le contexte d’un bulletin météo aux latitudes tempérées, il s’agit quasiment toujours d’un flux d’Ouest ).